Patrimoine : historique

À TRAVERS LE TEMPS…

Avant la croisade des Albigeois, Ajac appartenait à Dame Cavaer, seigneuresse de Fanjeaux, et convertie à la religion cathare.
Sa fille cède en 1234 à son cousin Pons Arnaud de Château Verdun, ses droits sur Fanjeaux, Cailhau, Cailhavel, Fontazelles, Comelles, Cambieure, Montgradail et Ajac.
Ajac, confisqué aux hérétiques, fut donné par le Roi au seigneur de Mirepoix autour de 1250. Cette localité est citée « ad Aiachum » dans les archives communales de Limoux en 1240.
En 1299, François de Lévis, seigneur de Lagarde et de Montségur doit recevoir l’hommage de la dame d’Ajac pour une partie de ce lieu.
En 1372, Roger-Bernard de Lévis Ier, seigneur de Mirepoix, reçoit, toujours selon la coutume de Paris, l’hommage d’Arnaud de Lordat, chevalier, pour le lieu d’Ajac ; ses enfants, Jean et Isabeau de Lévis, reçoivent l’hommage de la Dame d’Ajac pour une partie de ce lieu, qui est morcelé .
Jean d’Arnave, en 1380, seigneur de Sarraùte, cède à Roger-Bernard de Lévis Ier, seigneur de Mirepoix, une créance que les consuls de Mirepoix devaient à son aïeul feu Arnaud de Lordat, coseigneur d’Ajac .

Ce Jean d’Arnave rend hommage le 13 février 1399 à Roger-Bernard II de Lévis, seigneur de Mirepoix, pour le « Carla de Moussen Thibaut… la troisième partie d’Ajac, Orsans, Sainte-Foi et autres services ».
Il vend le lieu du Caria en 1428 à son neveu Pierre de Durban (18), qui en rend hommage à cette date à Philippe II de Lévis, seigneur de Mirepoix, et il renouvelle cet hommage en 1446.
Mais il avait dû céder ses autres biens, car, en 1493, Antoine de Durban rend hommage au seigneur de Mirepoix pour une partie d’Ajac, de Sainte-Foi, de Saint-Julien du Gras Capou, alors que Bernard de Durban  rend hommage pour Mazerettes. Mais, la même année, Jean de Ferrouil rend aussi hommage pour Ajac,  sans, qu’on puisse établir un lien de parenté entre les deux familles.
Pourtant, en 1505, Bernard de Durban et Roger de Ferrouil rendent hommage ensemble et par indivis pour le lieu d’Ajac . En même temps, son neveu Pierre de Durban rend hommage (en 1510) pour quelques fiefs à Ajac, au Bourgal, à Mazerette et à Saint-Julien.

La communauté des habitants d’Ajac

Depuis le début du XIIIe siècle, Ajac, comme beaucoup de villes et de villages, était une communauté libre, avec des consuls élus. Ces communautés, comme les corporations ou les riches bourgeois, avaient des Armoiries. En 1696, Louis XIV, qui avait besoin d’argent pour ses guerres, décida que toutes les Armoiries existantes devaient être  inscrites dans l’Armorial Général moyennant une redevance de 20 livres.