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Patrimoine : Histoire

 

bourigeole-carte-postaleEtymologie

L’étymologie de Bourigeole est apparemment celle d’un nom gaullois latinisé Burrus ou Burridius. Il a été d’ailleurs trouvé des vestiges d’habitat gallo romain au lieu-dit villeraze qui signaleraient la présence de potiers et tisserands et ceci dans les premiers siécle de notre ère (cf: Guy Rancoule).

 

 

 

Bourigeole a une particularité: celle d’avoir eu trois églises, dont deux champêtres et une sur la place du village.

 

eglise-st-eulalie-carteEglise du village Sainte Eulalie

L’église St Eulalie de construction récente est aujourd’hui le seul lieu de culte. De style gothique, cette église ne posséde pas de clocher, le pignon du fond de l’église à une ouverture centrale pour loger la cloche et se termine par une croix en fonte.

 

 

 

 

eglise-champetreEglise champêtre

L’église champêtre en ruine est située prés du cimetière à 500 m du village. D’après R. Hyvert, on peut présumer sa datation de la fin XV ème avec des retouches au XVIII ème. C’est un édifice à nef unique d’une dizaine de mètres sur 5 m de largeur. Quand on pénètre à l’intérieur, on remarque que le mur Nord ne possède pas de fenêtre. Par contre, chaque encadrement de fenêtre coté sud est très soigné avec une forme en arc brisé tréflé ainsi qu’un blason gravé non identifié. Un manque au dessus du portail qui marque l’emplacement d’une pierre que l’on peut de nos jours observer au dessus du portail de la nouvelle église de Bourigeole. (cf: Philippe Esperce)

 

 

 

 

 

 

tournebouix-egliseChapelle Saint Nicolastournebouix-interieur-eglise

L’église Saint Nicolas de Tournebouich qui est communale date du XIIe. Depuis le début des années 1980 elle n’a plus un toit et se dégrade. Sa remise en état puis l’utilisation est un des projets de l’association Terre de passage.

 

 

 

 

 

 

 

 

chateau-cathareChâteau cathare

La présence de ce château à Tournebouix est fort ancienne puisqu’on sait qu’il existait déjà en 1130; il figure dans les hommages rendus à Cécile, veuve de Bernard Aton, comte de Carcassonne. Les seigneurs de Tournebouix comptent parmi les défenseurs de Montségur, en 1244 lors de la prise du pog par les français. Parmi les trois frères de Tournebouix , Guillaume-Raymond de Tournebouix fait partie de la troupe personnelle de Pierre-Roger de Mirepoix en qualité de sergent. Ce même Guillaume-Raymond, avec son frère Guillaume a participé au meurtre des inquisiteurs à Avignonet. Quant à Raymond, dit Raymond Benet, il fut le seul de la famille à demander le  » consolamentum », ce qui l’a condamné à être brûlé au bûcher au pied de Montsègur. Le château appartient plus tard à Jean de Préssoires, marchand de drap originaire de Chalabre qui, d’après la tradition orale aurait fait fortune en allant vendre la production des tisserands de sa ville mais qui, au lieu d’aller à la foire de Beaucaire serait allé vendre sa cargaison en Orient. En revenant, il acheta la seigneurie de Tournebouix puis quelques années plus tard d’autres seigneuries dont la baronnie de Puivert. Malgré tous ses biens et ses titres, il se fera toujours appeler Monsieur de Tournebouix. Au 17 ème, Pierre de Resseguier, le même qui eut des démêlés en justice avec Nicolas de Pavillon, l’évêque janséniste d’Alet, est seigneur de Tournebouix et de Saint Couat. Les biens reviennent par héritage à la famille de Bardichon. Au 18 ème, François de Montfaucon, proche seigneur de Festes, rachète les terres et le château avec les titres en 1716. Sa petite fille sera la dernière seigneuresse à habiter le château. Elle y décède en 1789. Sans enfant, elle fera comme héritière testamentaire sa nièce Marie de Capriol du Payra. (cf: Philippe Esperce)

 

 

 

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